RAPPORT DU COMITÉ DE PLACEMENT 2020

Pour l’année se terminant le 31 mars 2020, le fonds commun de la Fondation communautaire juive de Montréal (FCJ) a affiché un rendement de -2.2 %. Le rendement annualisé moyen pour les dix dernières années a été de 6,3 %.

Performance

Pendant la majeure partie de l’année 2019, l’économie mondiale s’est bien comportée, et ce, malgré les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Les deux pays ont fini par conclure un accord, apportant ainsi une certaine stabilité à l’économie mondiale, stabilité qui a toutefois pris fin au début de 2020, les cas de coronavirus se propageant rapidement à l’échelle de toute la planète. Début mars 2020, la COVID-19 a été déclaré pandémie mondiale par l’Organisation mondiale de la santé. L’activité économique s’est donc rapidement interrompue avec la fermeture d’entreprises, la perturbation des chaînes d’approvisionnement et la réduction des dépenses de consommation. Les marchés financiers ont réagi à la situation par une chute considérable des actions, une augmentation des écarts de crédit et une fuite vers la sécurité des obligations d’État.

Les actions canadiennes ont été fortement touchées par la pandémie, perdant 20,9 %, au cours du premier trimestre de 2020. Dans l’ensemble, l’indice composé S&P/TSX a enregistré un rendement de -14,2 % pour l’exercice financier de la Fondation. Cette baisse est due en grande partie à la faiblesse des secteurs de l’énergie et de la finance. L’impact économique de la COVID-19, associé à une guerre des prix entre l’Arabie saoudite et la Russie, a fait chuter le prix du pétrole brut de 67 %.

À l’échelle mondiale, l’impact de la COVID-19 a été environ le même partout. Le déclin du premier trimestre de 2020 a été conforme aux baisses de marché observées lors des récessions passées. Les actions des marchés développés ont récupéré une partie de leurs pertes au cours des derniers jours de mars. Toutefois, à la fin du trimestre, la plupart d’entre eux étaient encore en forte baisse par rapport à leurs sommets de février. L’indice MSCI Monde (Net) a affiché un rendement de -4,5 % en dollars canadiens au cours de l’exercice, le marché américain en tête, tandis que les marchés émergents ont enregistré un rendement de -12,3 % pour la même période.

Le marché obligataire canadien a affiché des gains positifs pour l’année, l’indice obligataire FTSE Canada univers a enregistré un rendement de 4,5 %. La propagation du virus a provoqué une remontée des obligations d’États développés au cours du premier trimestre 2020, alors que le crédit a souffert de l’élargissement des écarts de rendement.

Les investissements du marché privé ont connu des résultats mitigés au cours de l’année, de grandes quantités de capitaux ayant été investis partout dans le monde. En 2019, les placements en actions privées a connu une année record en matière de collecte de fonds avec l’appui de quelques méga-transactions aux États- Unis. L’activité au sein de cette classe d’actifs a été modérée au début de l’année 2020 en raison de la propagation de la COVID-19, les évaluations en baisse dans différents secteurs et régions. Les marchés des infrastructures et de l’immobilier ont poursuivi leurs activités de financement, le quatrième trimestre de 2019 ayant été le plus fort. Dans le secteur de l’immobilier, des opportunités d’achat sont apparues en Europe auprès de vendeurs en difficulté, alors que les taux d’inoccupation restaient faibles en Amérique du Nord. À noter que l’impact de la COVID-19 ne se reflète pas encore pleinement sur les évaluations des actifs. Les investissement en dette privée ont fortement diminué en 2019 et 2020 compte tenu du potentiel d’augmentation des défauts de paiement et des taux de recouvrement plus faibles. Les investissements privés dans les ressources naturelles ont été dominés par le secteur de l’énergie, puisque la production pétrolière américaine a atteint un niveau record en 2019. Les prix ont toutefois été affectés par la baisse de la demande et le différend entre l’Arabie saoudite et la Russie au début de 2020.

Au cours de l’exercice, le portefeuille de placements en actions privées a affiché un rendement de 7,2 % (USD), l’immobilier mondial -0,5 % (USD) et le bois d’oeuvre, l’agriculture, les infrastructures et les ressources naturelles -9,8 % (USD). La forte exposition aux ressources naturelles de cette dernière catégorie est à l’origine de la performance négative.

Le fonds de couverture a enregistré une hausse de 2,9 % pour l’exercice (USD) ; très bonne performance par rapport aux marchés des actions, mais sans réelle surprise étant donné le mandat de réduction du risque du portefeuille et la nature volatile des rendements des marchés, particulièrement au début de l’année 2020.

Devise et couverture de risque de change

Le Fonds utilise une politique de couverture de risque de change, approuvée par le Comité d’investissement, principalement dans le but d’atténuer les effets négatifs des fluctuations de devises tout en essayant de bénéficier des fluctuations positives. La couverture de l’exposition au dollar américain est ajustée de manière trimestrielle en fonction de la valeur perçue des taux de change USD/CAD par rapport à la parité de pouvoir d’achat publiée par l’OCDE.

Au cours de l’année fiscale, le dollar canadien s’est déprécié de -6,2 % (le pire trimestre : 1T20) par rapport au dollar américain. La baisse du dollar canadien a été provoquée par la force du dollar américain et la baisse des prix du pétrole pendant une grande partie de l’année. Au moment où la pandémie a frappé, le dollar américain s’est renforcé, les investisseurs s’y tournant en grand nombre pour des raisons de sécurité et de stabilité. Dans un contexte où le dollar canadien se déprécie, les couvertures de change soustraient au portefeuille. La politique de couverture souple de la FCJ a donné des résultats positifs. En effet, le rendement non couvert aurait été de -2,0 %, alors que le rendement réel du portefeuille a été de -2,2 %.

Repartition D’actifs

La Fondation a une perspective à long terme et ses politiques d’investissement visent à générer des rendements moyens permettant de soutenir les programmes financés par nos donateurs. Les politiques et la philosophie d’investissement sont
définies par le comité d’investissement – qui impliquent principalement d’investir pour le long terme, d’utiliser une approche multi-gestionnaire, de diversifier le portefeuille en investissant dans un éventail de classes d’actifs, et d’avoir une allocation aux stratégies d’investissement couvertes dans le but d’étendre la volatilité du rendement du portefeuille dans le temps. Les objectifs et expositions réelles en date du 31 mars 2020 étaient les suivants :

États financiers

États financiers du FCJ 2020

Consultez le rapport de l’auditeur indépendant de la Fondation communautaire juive de 2020. Cliquez ici pour l’ouvrir.

Frais administratifs FCJ

La structure des frais annuels pour les fonds administrés par la FCJ est la suivante :

Solde des fonds Frais annuels
Premier 999 999 $ 0.65%
Prochain 1 000 000 $ à 9 999 999 $ 0.30%
10 000 000 $ et plus 0.20%
  • Fonds détenus en fiducie par l’institution – frais fixes de 0,30 % par an
  • En vigueur depuis le 17 mai 2016
  • Prélèvement trimestriel